Trouver des espaces, une étape nécessaire pour le développement artistique

Si les idées de projet sont nombreuses et qu’il y a de l’intérêt pour l’art à la Baie, il y a toutefois un obstacle inévitable à surmonter pour assurer l’épanouissement des arts: l’accès aux espaces de répétition. 

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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Dans la région de Clare, il existe divers lieux bien connus pour se regrouper, dont les salles de spectacles, comme Le Richelieu et le Théâtre Salle Marc-Lescarbot, et les espaces publics, comme la salle paroissiale Sacré-Cœur.

Mais il ne s’agit pas de lieux précisément pour faire de la création ou de la diffusion artistique, pointe Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare (SAC).

Bien qu’il y ait deux salles de spectacles à la disposition des organismes locaux, comme la SAC et les diffuseurs de spectacle, notamment Les Productions Le Moulin, l’accès vient avec des couts et sous réservation.

Avec le théâtre de l’Université Sainte-Anne, il n’y a pas de gestion officielle pour la salle en particulier. À l’heure actuelle, diverses pièces d’équipement, certaines datant des années 90, ne sont pas à jour, au dire de Mme Robichaud.

Par exemple, en ce moment, le projecteur est en panne, une perte pour ceux qui utilisaient le théâtre comme salle de cinéma, ou tout simplement pour présenter des images sur l’écran.

Il faut aussi prévoir un maximum de 250 $ par jour pour y avoir accès, sans compter l’embauche du technicien, ce qui n’est pas forcément idéal pour les productions communautaires avec peu de moyens financiers, fait remarquer Mme Robichaud.

«Si t’es une petite troupe avec très peu d’argent qui veut juste répéter, tu peux point le faire là, sauf si t’as des gros budgets. Pis c’est là où c’que le Conseil des arts du Canada serait intéressant pour aller chercher des budgets, mais autre que ça, c’est trop cher.»

Il existe des endroits de plus petite taille, dont la Ruche, un espace récréatif situé au Hub culturel de Clare. Or, cette pièce convient surtout aux personnes organisant des activités en petit groupe, mentionne Mme Robichaud, pas nécessairement aux individus qui montent des productions théâtrales, où il faut faire plus de place.

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Pour promettre l’excellence artistique, l’un des objectifs principaux de la SAC, «il faut que t’aies des lieux pour pouvoir développer ton art pis le diffuser, rappelle Mme Robichaud, pis, à l’heure actuelle, ça, c’est vraiment un problème dans Clare.»

«Bientôt, on va arrêter de dire qu’à Clare, il y a beaucoup d’artistes pis qu’il y a beaucoup de talents, pis tout ça, parce que ça s’en va tranquillement, ça là. Pis avons point l’infrastructure pour soutenir ça», s’inquiète-t-elle.

Une solution idéale, selon la directrice générale, serait de faire comme à Tusket avec la Salle Père-Maurice-Leblanc, intégrée au centre communautaire et gérée par le Conseil acadien de Par-en-Bas. L’espace de répétition est accessible à tous, à des frais ou non, et permet aux artistes locaux de réaliser leurs œuvres plus facilement.

Mme Robichaud explique qu’elle a une vision pour la Salle Marc-Lescarbot, si l’Université Sainte-Anne souhaitait léguer la gestion de la salle à un organisme comme la Société acadienne de Clare.

Dans le cas où Patrimoine canadien accepterait une telle entente, suggère la directrice générale, il y aurait de nouvelles options de financement disponibles pour, entre autres, aller chercher du nouvel équipement.

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  • Date de création 13 novembre, 2024
  • Dernière mise à jour 9 novembre, 2024
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