L’Association touristique Acadie ÎPÉ s’inspire du Pays de la Sagouine

La Voix acadienne - L’Association touristique Acadie ÎPÉ est dans une période de développement et de positionnement sur la scène touristique provinciale.  Pour alimenter la discussion, les dirigeants de l’ATA ont invité Monique Poirier, directrice générale et artistique du Pays de la Sagouine depuis quelques années.  Ses conseils ne sont pas tombés dans des oreilles sourdes.   

Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne – ATL

Le Pays de la Sagouine, le joyau de Bouctouche sur l’Île aux Puces, asubi de grandes transformations au fil des années, mais l’esprit qui l’habite reste le même : la culture et la joie de vivre acadiennes sont encore au cœur de l’entreprise, même si Viola Léger (La Sagouine) est décédée et même si l’écrivaine qui a créé le personnage, Antonine Maillet, n’est plus présente comme autrefois.  

«On doit le Pays de la Sagouine à ces deux femmes et on ne l’oubliera jamais», a dit Monique Poirier.  

Au départ, Le Pays de la Sagouine était ouvert seulement en été, pendant 10 semaines.  Les premières années, l’achalandage était là, car La Sagouine était connue partout au Canada français, grâce à la télé de Radio-Canada et à ses «Beaux dimanches».  

Les Beaux Dimanches n’existent plus depuis longtemps et les personnes qui les regardaient ont elles aussi disparu.  Il fallait innover pour rejoindre la génération suivante, leur donner des raisons de se rendre au Pays de la Sagouine.  

Graduellement, une saison de Noël a été instaurée.  De deux spectacles au départ, cette «saison» dure maintenant six semaines, couvrant les mois de novembre et décembre.  

«Pour le Pays de la Sagouine, c’est bon, mais imaginez les artistes qui travaillent grâce à nous.  Cela a des retombées réelles dans la région et en général, au Nouveau-Brunswick.  

Des conseils pertinents 

Un de ses conseils est de travailler avec des consultants qui sont compétents et indépendants de pensée, parce qu’ils ne sont pas parents avec les gens autour de la table.  «On a fait affaire avec des consultants du Québec, non pas parce qu’il n’y a pas de consultants au Nouveau-Brunswick, mais parce que c’est bon de travailler avec d’autres personnes, qui nous voient d’un œil neuf», a insisté Monique Poirier. 

La gouvernance du pays de la Sagouine s’est aussi transformée.  De petit conseil d’administration très local, le conseil comporte maintenant des gens qui ont des compétences dans certains domaines, qui ont des réseaux étendus de contacts et qui ne viennent pas exclusivement de Bouctouche.  

«C’est une des choses que j’ai retenues de son message, par rapport à la gouvernance», a indiqué Alcide Bernard, président de l’ATA.  

Parmi les autres conseils qui ont résonné chez lui : l’importance de tenir une ligne de communication ouverte avec les bailleurs de fonds.  «On leur parle lorsque ça va bien, autant que lorsque ça ne va pas bien.  Nous devons travailler fort pour garder le financement que nous avons, et nous le faisons, parce que sans l’appui des gouvernements, nous ne pourrions pas survivre», a insisté Monique Poirier.  

Le parcours Akadi Lumina vient de compléter sa première année complète de fonctionnement.  La réponse du public a été extraordinaire.  «Notre plan est d’ajouter chaque année une nouvelle scène pour motiver les gens à revenir.  La raison pour laquelle nous avons intégré Akadi Lumina, c’est que ça prolonge notre journée jusqu’à 23 heures, plusieurs fois par semaine.  C’était un créneau que nous n’utilisions pas et qui nous avait été recommandé par un de nos consultants», dit la gestionnaire.  

Plusieurs personnes présentes à l’AGA de l’ATA avaient visité Akadi Lumina, incluant Bruce Joshua, propriétaire d’une petite compagnie de consultation.  «Je peux dire que c’était une des meilleures expériences de ma vie.  C’était presque spirituel.  On a pris notre temps pour faire le parcours, on s’est laissé imprégner de l’atmosphère.  C’est certain que nous allons y retourner.  Ça vaut le déplacement et l’argent», dit-il. 

Les gens sont prêts à payer pour de la qualité.  Un autre conseil apporté par Monique Poirier est l’importance de professionnaliser ses produits et son personnel.

  

 

   

PHOTOS :  

1- Akadi Lumina a ajouté une grande valeur à la destination du Pays de la Sagouine.  Le parcours dans les bois est appelé à changer régulièrement, annonce Monique Poirier. (Photo : J.L.)

2- Le Pays de la Sagouine offre une programmation diversifiée, presque à l’année longue. (Photo : J.L.)

3- Alméda Thibodeau de Prince-Ouest, Judy MacDonald de Rustico et Louis Richard d’Évangéline discutent lors de l’atelier. (Photo : J.L.)

4- Claudette Arsenault, Éric Richard, Alvina Bernard et Yvette Arsenault, discutent avec Paul D. Gallant, lors d’un atelier.  (Photo : J.L.)

 

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  • Date de création 5 novembre, 2024
  • Dernière mise à jour 5 novembre, 2024
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