Un jardin de la guérison verra le jour à l’Université Saint-Paul
Le Centre autochtone à l’Université Saint-Paul à Ottawa construira un jardin de guérison pour les étudiants, le personnel et les visiteurs extérieurs dès l’automne 2025.
Chantallya Louis, IJL - Réseau.Presse - Le Droit
«C’est une voie vers la réconciliation», soutient la coordinatrice du Centre Autochtone, Georgette Whiteduck.
Le jardin sera entouré d’arbres déjà plantés depuis près de 175 ans et sera équipé d’un foyer extérieur et de sept piliers qui représenteront les sept enseignements: l’amour, le respect, le courage, la vérité, l’honnêteté, l’humilité et la sagesse.
Le jardin de guérison sera situé à l’arrière du Centre autochtone de l’Université et partagera son terrain avec le café de l’Université.
Le Centre, situé au 110 sur la rue Hazel à Ottawa, prévoit avoir une première pelletée de terre dès le printemps prochain afin d’être prêt pour une ouverture officielle du jardin de guérison lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation de 2025.
Centre autochtone, depuis 2020
Le Centre autochtone de l’Université Saint-Paul est en place depuis 2020 et offre aux étudiants autochtones un accompagnement pendant leur cheminement universitaire, spirituel et personnel.
«Je les aide à obtenir des bourses par exemple», ajoute la coordinatrice du Centre.
Pour Georgette Whiteduck, le Centre autochtone est aussi le havre de paix des étudiants autochtones. «Certains viennent de loin, c’est comme leur maison, dit-elle. Ainsi, lorsqu’ils viennent ici, ils ont cette proximité, alors que nous avons cette compréhension du lien entre les nations».
Un lieu pour dialoguer
«Le Centre veille également à favoriser des relations positives entre les membres autochtones et non autochtones de l’Université Saint-Paul, en promouvant la culture, les valeurs et l’histoire autochtones au sein de la communauté», indique le site internet de l’Université Saint-Paul.
Georgette Whiteduck et la gardienne du savoir du Centre, Marie-Louise Perron abondent dans le même sens.
«J’ai hésité longtemps avant de venir ici et finalement je me suis décidée à venir pour dire la vérité [derrière les pensionnats pour Autochtones], raconte Marie-Louise Perron. On disait que les hommes blancs avaient fait un travail absolument merveilleux. Ce n’est pas ce qui est arrivé, [...] des milliers d’enfants sont décédés dans ces pensionnats-là».
Il y a encore beaucoup de Canadiens qui se trouvent dans l’incompréhension lorsqu’il est question de vérité et de réconciliation avec les peuples autochtones, selon Marie-Louise Perron.
«Je suis là pour éduquer sur la vérité et [sur cette] relation brisée entre les peuples autochtones et [les éducateurs] des pensionnats autochtones», avance la Métis de la Saskatchewan.
Selon elle, le Centre attire de nombreux visiteurs autochtones ou non et les membres du personnel.
Les curieux viennent dans le Centre pour exprimer leurs préoccupations ou combler leur ignorance, «et moi, je les aide à trouver des réponses à ce qu’ils veulent savoir sur l’histoire des peuples autochtones et [ainsi] réparer ces relations brisées entre l’Université, l’Église catholique, et les Oblats».
Photos :
Photo_Une_Jardins de Guérison_Cr. Etienne Ranger : Le Centre autochtone de l’Université Saint-Paul construira un jardin de guérison qui sera accessible à la communauté universitaire et le public. (Etienne Ranger/Le Droit )
Photo2_Jardins de Guérison_Cr. Etienne Ranger : Marie-Louise Perron est la gardienne du savoir au Centre autochtone à l’Université Saint-Paul et Georgette Whiteduck est coordinatrice du Centre. (Etienne Ranger/Le Droit )
Photo3_Jardins de Guérison_Cr. Etienne RangerUn long couloir rouge et noir amène au Centre autochtone. Sur le mur noir, on retrouve deux tortues qui représentent la renaissance, le calme et la sagesse, selon Georgette Whiduck et Marie-Louise Perron. (Etienne Ranger/Le Droit )
Photo4_Jardins de Guérison_Cr. Etienne Ranger : Dans le Centre autochtone de l’Université Saint-Paul se trouve un gîte ou les étudiants peuvent s’y rendre pour se ressourcer et retrouver une tranquillité d’esprit. (Etienne Ranger/Le Droit )
- Nombre de fichiers 5
- Date de création 21 octobre, 2024
- Dernière mise à jour 21 octobre, 2024