Entre la CSFM et l’AÉFM, l’entente a été trouvée

Après plusieurs années de négociation, la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM) et l’Association des éducatrices et éducateurs franco-manitobains (AÉFM) ont finalement ratifié l’entente collective couvrant la période de 2022 à 2026.

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Hugo Beaucamp

IJL – Réseau.Presse – La Liberté

Depuis deux ans, les éducateurs et éducatrices de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) étaient sous la coupe d’une convention collective obsolète. Après plus de deux ans de négociations, une entente à effet rétroactif a finalement été trouvée entre la CSFM et les quelque 700 membres de l’AÉFM.

Desirée Pappel, présidente de l’association acquiesce pour dire que l’AÉFM est satisfaite de l’accord trouvé. « Bien sûr, nous sommes satisfaits des gains. Le taux de participation pour ratifier la convention collective était élevé. C’est un message clair que les membres sont en faveur. »

Même son de cloche du côté de la CSFM, son président Bernard Lesage aussi s’est dit tout à fait heureux d’avoir pu ratifier cette entente.

« Lors d’une réunion extraordinaire de la CSFM du 9 octobre, nous avons ratifiée la nouvelle entente. Le vote a été unanime alors nous sommes très contents. »

Effectivement, c’est avec 95 % de votes favorables que cette convention collective, qui couvre donc la période de 2022 à 2026, a été ratifiée.

| Nouveautés

Au-delà de la revalorisation des salaires qui est un aspect inévitable lors des négociations de convention collective, plusieurs nouveaux articles ont aussi été discutés.

Desirée Pappel rentre dans le détail. « Il y a maintenant une reconnaissance dans la convention selon laquelle, en tant que francophones, nous avons des besoins et des défis qui nous sont propres. »

Une reconnaissance qui passe par la valorisation salariale comme il est possible de lire dans la nouvelle convention collective. « […] les parties conviennent d’inclure une reconnaissance francophone dans l’échelle salariale. Cette reconnaissance reflète non seulement les compétences linguistiques additionnelles requise pour travailler adéquatement dans un tel environnement, mais aussi l’engagement nécessaire des enseignant.es pour surmonter les obstacles inhérents à une pédagogie efficace en milieu francophone minoritaire. » (1)

La présidente des AÉFM poursuit. « Pour nous, la priorité était de reconnaître la diversité des membres de l’AÉFM. Nous avons alors ajouté des congés à motif religieux pour les membres qui ne fêtent pas les mêmes dates que le calendrier chrétien. Il y a aussi des congés pour des célébrations culturelles autochtones. Celles-ci sont très importantes et s’inscrivent dans notre travail pour la vérité et la réconciliation. »

Cette convention collective a également vu la mise en place d’un nouvel article pour « les qualifications atypiques ». Ce dernier porte sur les éducateurs qui proviennent de l’extérieur de la province et qui n’ont pas le même parcours que les autres. L’article permet d’assurer une rémunération juste.

« C’est une entente qui a plus de flexibilité pour nos membres, souligne Desirée Pappel. C’était aussi important pour nous que l’entente permette l’épanouissement de nos membres. »

| Déjà tournés vers la prochaine convention?

Cela faisait donc deux ans que les éducateurs et éducatrices de la DSFM exerçaient sous une convention obsolète. La durée de ces négociations s’inscrit dans des délais somme toute assez raisonnables pour le président de la CSFM.

« Il faut comprendre que dans ces deux ans, il existe des laps de temps pendant lesquels les négociations n’avancent pas.

« Ce n’est pas toujours en raison d’une mésentente. Mais parfois pour réunir les deux comités c’est difficile. Il n’y a rien d’anormal dans une négociation de deux ans. »

Et au vu du temps que nécessite l’aboutissement à une entente, l’on peut se demander si les négociations ont déjà repris.

Si Bernard Lesage entend « prendre le temps de se réjouir de cette entente », Desirée Pappel elle, s’interroge d’ores et déjà sur les prochaines priorités et les enjeux de l’AÉFM. « On est toujours en train de se préparer pour les prochaines négociations. Nous sommes conscients des tendances et des conditions de travail difficiles en éducation en ce moment. »

Desirée Pappel mentionne notamment la question de la taille et la composition des classes. Mais aussi des conventions collectives du côté anglophone.

« Il y a des choses dans leur convention que nous n’avons pas et vice-versa. Nous espérons que leurs gains pourront nous aider, tout comme les nôtres peuvent les aider lors de la prochaine ronde de négociation. »

Les prochaines négociations quoi qu’il en soit ne devraient pas commencer avant une petite année.

(1) L’ensemble de la convention collective est disponible sur le site de l’AEFM.

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Photos : 

Bernard Lesage est le président de la Commission scolaire franco-manitobaine. Photo : Archives La Liberté

Desirée Pappel est la présidente de l’Association des éducateurs et éducatrices franco-manitobains. Photo : Marta Guerrero

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  • Date de création 18 octobre, 2024
  • Dernière mise à jour 18 octobre, 2024
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