Pensionnats et politique 713: une autre candidate PC place Higgs dans l’embarras
L’épuisement professionnel, le manque de ressources et le regard que leur porte parfois la population ne sont que quelques défis auxquels sont confrontés les médecins de famille au Nouveau-Brunswick.
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Alexandre Boudreau
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl
Blaine Higgs a critiqué les propos de sa candidate Sherry Wilson, qui a comparé les pensionnats autochtones à la version originale de la politique 713. Il a toutefois refusé de commenter les déclarations similaires faites par une autre candidate.
Sherry Wilson a suscité de vives réactions, lundi, en comparant les pensionnats autochtones à la version originale de la politique 713.
Blaine Higgs a affirmé que la publication avait «manqué la cible» et que la comparaison n’était pas valable. Il a aussi souligné la gravité du traumatisme causé par les pensionnats sur les peuples autochtones.
Dans la foulée de cette controverse, des commentaires semblables d’une autre candidate ont refait surface sur les réseaux sociaux.
Quelques mois avant de devenir candidate conservatrice pour Hampton-Fundy-St. Martins, la militante chrétienne Faytene Grasseschi avait elle aussi comparé l’idéologie des pensionnats autochtones au débat actuel sur les «droits des parents» dans le système éducatif lors d’une entrevue avec un site de nouvelles de droite.
«Je sais que ça pourrait être quelque chose de controversé à dire, mais n’est-ce pas une nouvelle forme de l’idéologie des pensionnats?», a-t-elle affirmé dans une entrevue avec True North, disponible sur Youtube, sur la controverse entourant la révision de la politique 713 par le gouvernement Higgs, une politique sur l’inclusion des jeunes LGBTQ+ dans les écoles.
Elle a affirmé que l’idéologie qui a mené à la création des pensionnats pour autochtones a été la plus dévastatrice au Canada et qu’elle a affecté des générations de personnes autochtones.
Elle a ajouté que cela refait surface en ce moment dans les salles de classe au Canada. Elle affirme que le gouvernement sépare les parents des enfants.
«Nous voici avec la même idéologie, sous un maquillage différent, mais qui dit essentiellement que c’est normal que le gouvernement s’immisce entre les deux», a-t-elle soutenu.
D’après un article de la CBC à ce sujet, la candidate a aussi reconnu que les conséquences de la politique 713 originale ne sont pas aussi graves que celles de l’impact des pensionnats sur les peuples autochtones.
Notre demande d’entrevue avec Faytene Grasseschi est demeurée sans réponse.
Blaine Higgs n’a pas non plus voulu commenter cette déclaration de sa candidate.
«Je ne suis pas au courant de cela, mais si on retourne dans l’histoire, beaucoup d’entre nous ont fait plusieurs déclarations. Donc non, je ne peux pas répondre.»
«Pour moi, cet enjeu est clos, et je n’ai pas l’intention d’en parler davantage», a-t-il ajouté en réponse à des questions de suivi.
La déclaration de Sherry Wilson continue de provoquer des réactions. À l’instar de plusieurs chefs autochtones, un groupe de défense des droits 2ELGBTQ+, Alter Acadie, a aussi demandé à Blaine Higgs de l’expulser de son équipe, mercredi.
«Les pensionnats visaient à détruire les cultures et les familles autochtones, non à corriger un soi-disant manque de responsabilité parentale. Utiliser cette tragédie pour avancer un programme politique contre les protections des jeunes 2ELGBTQIA+ dans les écoles est irresponsable et indécent», a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le gouvernement a modifié la politique 713 de sorte à obliger le consentement parental pour que les enseignants puissent utiliser les prénoms et pronoms choisis par des élèves trans ou non binaires. Avant ces changements, les enseignants pouvaient utiliser ces prénoms et pronoms de façon informelle avec les élèves qui le voulaient, sans nécessairement en aviser leurs parents.
Le N.-B. aura besoin de trois ou quatre centres de traitement des dépendances, selon Blaine Higgs
Le chef conservateur Blaine Higgs a affirmé mercredi que le N.-B. aurait besoin de trois ou peut-être même de quatre centres de traitement des dépendances.
Il l’a déclaré lors d’un dîner-causerie organisé par le Alma City Club, un club privé pour entrepreneurs et cadres d’affaires à Moncton.
En septembre, son gouvernement a lancé un appel d’offres pour la création et l’exploitation d’un centre de traitement des dépendances de 50 lits, mais selon lui, cela ne suffira probablement pas.
Un membre du club lui a demandé si ce centre de traitement pourrait être situé à Moncton en raison des problèmes que causent la dépendance à la drogue pour les commerces dans le centre-ville.
«Oui, tout comme ça pourrait être plus d’un [centre]. Je ne pense pas qu’un seul fera l’affaire, en fait», a répondu Blaine Higgs.
Il a affirmé que cela pourrait simplement s’agir d’améliorations à des centres qui existent déjà.
«Ça a l’air qu’on aura besoin de trois centres à travers la province, peut-être quatre. Mais certains devraient être améliorés, d’autres auraient besoin d’être de nouveaux établissements. Alors je dirais qu’une ville en croissance comme Moncton serait absolument candidate pour un de ces centres.»
«Et ce sera un centre où la présence sera obligatoire. Je veux que ce soit très clair. C’est différent de ce que mes adversaires déclareraient, mais nous ne plaisantons pas avec cet enjeu», a-t-il ajouté ensuite.
Il a également répété son engagement à créer une loi pour permettre au gouvernement de forcer les toxicomanes à subir un traitement de désintoxication contre leur gré lorsqu’ils sont un danger pour eux-mêmes ou pour autrui, en soulignant que la Colombie-Britannique a mis en place un programme semblable.
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Photo : Faytene Grasseschi, une activiste de la droite chrétienne, a été acclamée candidate du Parti progressiste-conservateur dans Hampton-Fundy-St-Martins, pour le puls grand bonheur du premier ministre Blaine Higgs, qui a assisté à sa nomination. - Gracieuseté
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- Date de création 4 octobre, 2024
- Dernière mise à jour 4 octobre, 2024