Les enseignants et élèves ne manquent pas au CSFP

Le nombre d’élèves augmente dans les écoles francophones cette année et moins d'enseignants en partent. Voici un coup d'œil sur les chiffres pour 2024-2025.

Cody Broderick
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur

Après la première semaine de rentrée scolaire, le Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) est toujours à l’attente de la fin des travaux du système de climatisation à l’École Rocher-du-Nord et tente toujours d'obtenir un financement pour la rénovation de l'École Boréale. «[L’École Boréale] est un dossier chaud pour le conseil scolaire», dit Peter Smith, directeur général par intérim. «On ne comprend pas pourquoi c’est tellement difficile d’obtenir un financement pour cela.»

Cependant, que les rénovations ne soient pas encore terminées ou pas du tout commencées, les élèves et les enseignants du CSFP sont plus que prêts à travailler cette année. Selon la nouvelle directrice générale adjointe de l'Éducation, Marcella Cormier, les calculs initiaux de la population étudiante totale, dont la finalisation officielle est prévue pour la fin du mois, indiquent une augmentation d'environ 40 élèves inscrits par rapport à la population de l'année dernière. Avec environ 390 élèves répartis dans les six écoles et tous les postes d'enseignants pourvus, à l'exception de deux postes d'enseignants volants, la nouvelle équipe de direction du CSFP entame la nouvelle année scolaire avec optimisme.

Recrutement d’enseignants

La CBC a rapporté le 7 septembre dernier que des dizaines de postes d'enseignants, notamment au Labrador, restaient à combler dans la province. Ce n'est pas le cas des écoles francophones, qui ont pourvu tous les postes, sauf deux postes d'enseignant volant à l’École Sainte-Anne, à La Grand’Terre, et l’École Boréale, à Happy Valley-Goose Bay. «Par exemple, s’il y a un congé maladie de huit semaines au Labrador, nous aurons [un enseignant volant] qui pourrait aller là-bas», explique Marcella Cormier, qui dit qu’il n’y a «jamais assez» d’enseignants remplaçants - «même si on en a six ou huit sur la liste.» Au moment de la rédaction, un poste d'enseignant remplaçant au niveau élémentaire à l'École Rocher-du-Nord est également ouvert sur le site Web du CSFP.

«On n’a pas eu une mauvaise année», résume Peter Smith, directeur général par intérim du CSFP. «On n’a pas vu partir [beaucoup] d’enseignants.»

Malgré certaines difficultés récurrentes, comme le recrutement d'enseignants dans les régions rurales de la province, l'équipe est fière de bénéficier du soutien des populations locales. «Je pense qu'il y a surtout une bonne base de gens locaux sur la péninsule [de Port-au-Port] qui s'assurent que c'est plus ou moins stable», assure monsieur Smith.

Le 4 juin dernier, le conseil d’administration du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) a annoncé le départ de Selena Mell en tant que directrice générale de l’Éducation. Si cette dernière est retournée au Québec au cours de l'été, pour des raisons personnelles, son travail de directrice «a porté fruit» en matière de recrutement et rétention d'enseignants qualifiés, se réjouit l’équipe de direction actuelle.

Rétention d’élèves

Si le CSFP a augmenté ses inscriptions d'environ 40 élèves cette année, certains élèves du secondaire continuent d'opter pour le système scolaire anglophone. Marcella Cormier pense que le taux d’élèves partant vers les écoles anglophones diminue.

«Avant, [...] en septième année, tout le monde partait - on gardait un ou deux élèves», dit-elle. «Mais ce n’est plus le cas», remarque-t-elle en expliquant que de plus en plus d’élèves francophones au Labrador, par exemple, décident de rester dans les écoles francophones quand ils atteignent l’école secondaire. Cette année dans le Big Land, on compte un élève en 10e année à l’École Boréale, à Happy Valley-Goose Bay, et trois élèves en 12e année à l’École ENVOL, à Labrador City, explique-t-elle.

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Photo: rentrée scolaire_woodleywonderworks_flickr

Photo: Woodleywonderworks (Flickr)

Caption: «Suite à l’indisponibilité imprévue de dernière minute d’au moins deux chauffeurs d’autobus pour la région de Labrador Ouest», lit-on dans un communiqué de presse envoyé au journal à la date limite de rédaction de cet article, soit le 13 septembre, le CSFP indique que l'École ENVOL de Labrador City n'a pas de service de bus «pour une période indéterminée.» Le CSFP revendique «vigoureusement ce service auprès du gouvernement.»

 

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  • Date de création 23 septembre, 2024
  • Dernière mise à jour 20 septembre, 2024
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