Edmundston souhaite combattre l’itinérance
En raison des besoins grandissants de gens de la région qui se retrouvent en situation de précarité, la Ville d’Edmundston souhaite embaucher un intervenant communautaire qui travaillerait de concert avec les autorités.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
Offert par l’entremise de la Force policière, en collaboration avec le ministère du Développement social du Nouveau-Brunswick, ce service servira à fournir un soutien et un accès aux ressources disponibles pour les personnes qui en ont le plus besoin.
Selon un communiqué de la Ville, la personne embauchée sera responsable de réduire l’itinérance chronique sur le territoire en dirigeant les sans-abri vers les logements et les services disponibles, d’offrir de l’accompagnement et agir à titre de point d’accès aux ressources disponibles pour les survivants et survivantes d’actes criminels et de jouer un rôle clé dans la prévention du risque de perte de logement en agissant auprès des individus aux prises avec divers problèmes psychosociaux.
«La personne qui occupera ce poste sera une ressource inestimable pour la communauté, en assurant une liaison entre les citoyens dans le besoin et les ressources disponibles. Les gens qui se retrouvent petit à petit ou soudainement en situation précaire, peu importe la raison, ont besoin, non seulement de ressources, mais de soutien et d’un guide. Ce type d’intervention offrira une présence et une disponibilité accrues pour nos gens», a mentionné le maire Eric Marquis.
Selon le chef de la Force policière d’Edmundston, Steve Robinson, les policiers remarquent de plus en plus de cas en lien avec l’itinérance, que ce soit des gens de la localité ou des itinérants qui sont de passage.
Il souhaite d’ailleurs que l’intervenant embauché puisse dresser un portrait plus clair de la situation.
«On ne veut pas avoir de noms, mais on veut savoir l’ampleur de la problématique de l’itinérance, les types d’itinérances. Comme municipalité et comme communauté, ça va nous aider à mettre des choses en place. Ça pourrait être un réseau d’hébergement pour les gens en situation d’itinérance ou tout autre chose.»
Dans le cas des itinérants, comme les victimes d’actes criminels ou les personnes vivant avec des problèmes psychosociaux, l’un des objectifs est également d’humaniser davantage les services offerts.
Dans cette optique, M. Robinson croit que la présence d’une personne qui n’arbore pas nécessairement l’uniforme de policier offrirait une nouvelle perspective dans l’accompagnement des gens vers les services et ressources appropriés.
«Le fait de se faire aborder par une personne qui ne représente pas nécessairement une figure d’autorité pourrait faire en sorte que nos gens aux prises avec des problèmes soient plus enclins écouter nos conseils.»
Bref, la ressource que la Ville d’Edmundston désire mettre en place agira directement sur le terrain et aidera la population par des mesures réparatrices, mais aussi préventives. Le chef de la Force policière d’Edmundston souhaite que cela se traduise par une diminution du nombre d’appels aux policiers en raison d’incidents liés à une personne en situation précaire.
«On a beaucoup plus de cas de personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale qu’auparavant. C’est une réalité que l’on voit partout, pas juste à Edmundston. Dans bien des cas, c’est la police qui doit répondre à ces appels, mais on aimerait avoir des gens qui pourraient aller de l’avant pour prévenir les coups et aider certains individus avant que l’on ait besoin d’avoir recours à la police.»
«On veut être en mesure de mieux intervenir auprès de ces gens que l’on connaît et qui sont présents de façon récurrente dans notre système. Ça ne devrait pas toujours être des appels à la police. Dans bien des cas, ils ne commentent pas de crime, mais ils se mettent dans le trouble, car ils ne font pas les bons choix au bon moment.»
En évitant que ce genre de situation ne dégénère, M. Robinson croit que cette nouvelle ressource pourrait diminuer les risques pour la sécurité des citoyens et des policiers.
Même s’il estime que les policiers sont généralement bien formés pour faire face à des situations de crises, Steve Robinson estime que l’objectif est plutôt d’ajouter un accompagnateur indépendant pour aider les personnes qui vivent régulièrement des situations de la sorte.
«Une fois la crise passée, on cherche une personne qui permettrait de faire réaliser à ces individus qu’ils ont un problème – de consommation ou autre – qui fait en sorte qu’ils se font souvent appréhender par les policiers. Elle peut ensuite leur proposer d’aller chercher de l’aide (…) Malheureusement, les policiers n’ont pas toujours le temps de faire ce travail-là, car ils doivent continuer de répondre à d’autres appels.»
Le poste d’intervenant ou d’intervenante communautaire est ouvert jusqu’au 25 septembre.
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- Date de création 12 septembre, 2024
- Dernière mise à jour 12 septembre, 2024