Cellulaire en classe, suppléants et l’intelligence artificielle: une rentrée scolaire pas de tout repos

C’est une rentrée scolaire pas comme les autres et remplie de défis au District scolaire francophone du Nord-Ouest.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

Plus d’élèves

Le premier changement est l’augmentation du nombre d’élèves qui est maintenant à près de 5080 selon les dernières statistiques. Il s’agit d’une augmentation d’une cinquantaine de jeunes par rapport à la rentrée 2023-2024.

Selon Luc Caron, cette augmentation est attribuable à l’arrivée de nouveaux arrivants dans les régions couvertes par le district.

Combinée à l’heure supplémentaire accordée aux élèves de la maternelle à la deuxième année, cette augmentation des effectifs a évidemment nécessité des ajustements, reconnaît M. Caron.

«On a risqué de diminuer certaines normes afin d’augmenter le nombre d’enseignants dans notre système. On a, par exemple, donné des ressources supplémentaires au niveau de l’enseignement en littératie et en enseignement ressource.»

La banque de suppléants

Même s’il juge que l’équipe du secteur des ressources humaines a fait un travail colossal dans le recrutement des enseignants et les autres catégories d’emplois, il existe toujours des inquiétudes, surtout en ce qui concerne la banque de suppléants, selon Luc Caron.

«J’anticipe qu’il y aura des défis en cours de route lorsqu’un employé nous présentera un billet du médecin (pour prendre congé). Tout de suite, on touche du bois, car nos postes sont remplis, pour la plupart par des gens qui sont formés en enseignement.»

Selon M. Caron, des ententes ont même été signées avec des stagiaires rémunérés qui ont accepté de prendre plus de responsabilités.

«Tout de suite, je suis un DG bien content, compte tenu des circonstances», a ajouté Luc Caron qui reconnaît aussi qu’une vague massive de départs à la retraite se pointe à l’horizon.

«On a besoin d’être très agressifs au niveau du recrutement. On a besoin d’être souples dans nos pratiques, pour recruter ces gens-là. Ce qui est plaisant, c’est que l’on voit un paquet de jeunes qui décident de faire un retour au DSFNO, dans leur patelin et un bon groupe de jeunes étudiants qui terminent leurs études bientôt.»

Pour assurer le bien-être des jeunes, le DSFNO a notamment ajouté des postes de mentors en gestion de comportement pour accompagner certains élèves et développer des initiatives de mieux-être dans les écoles de la région.

Intelligence artificielle 

Après avoir dû s’adapter avec l’arrivée de l’intelligence artificielle l’an dernier, le directeur général du DSFNO croit que les écoles de la région doivent se familiariser davantage avec l’intelligence artificielle.

«On a avantage à être proactif et à voir à l’utilisation de cette ressource pour le bien de notre système. Il y a eu un beau travail qui a été fait au niveau provincial pour élaborer des outils qui vont guider notre personnel vers une utilisation efficace, saine et sécuritaire.»

Reconnaissant que cette nouvelle forme de connaissance est plus facilement accessible, M. Caron qu’il est important d’actualiser le système éducatif en misant notamment sur l’amélioration de la pensée critique des élèves et de leur capacité à résoudre des problèmes.

«On doit amener notre personnel à faire faire aux jeunes ce que l’intelligence artificielle ne peut pas faire. Le mot d’ordre est donc de mettre davantage nos élèves dans des projets concrets et authentiques. On veut les faire sortir du cadre scolaire traditionnel retrouvé dans la salle de classe.»

Cellulaire en salle de classe 

L’autre changement majeur repose sur les nouvelles directives du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance qui a mis en vigueur sa nouvelle politique sur l’encadrement des téléphones cellulaires en salle de classe.

Cette politique permet au personnel enseignant de limiter l’utilisation de l’appareil à des fins pédagogiques ou médicales.

Bien qu’il soit en faveur de l’utilisation des technologies en salle de classe dans un contexte pédagogique, Luc Caron a reconnu que le cellulaire peut aussi être une source de distraction.

Le directeur général du District scolaire francophone du Nord-Ouest ne s’attend pas à ce que ce changement cause beaucoup de remous au sein des élèves. Il a ajouté que des systèmes du genre existaient déjà dans certaines écoles et ont reçu une réponse positive des élèves et des parents.

«C’est sûr que c’est une question d’habitude. Une fois que l’habitude est prise, ça devrait bien se dérouler.»

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Photo : Des élèves débarquent de leur autobus scolaire et courent rejoindre leurs amis, lors de la rentrée scolaire. - Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert

 

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  • Date de création 5 septembre, 2024
  • Dernière mise à jour 5 septembre, 2024
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