L’ambassadeur de France en visite au Yukon

Michel Miraillet (au centre), ambassadeur de France, était en visite à Whitehorse le 30 mai dernier. Il était accompagné de Nicolas Baudoin (à gauche), consul général de France à Vancouver, et d’Erik Hougen (à droite), consul honoraire à Whitehorse. — Photo : Gwendoline Le Bomin
Michel Miraillet (au centre), ambassadeur de France, était en visite à Whitehorse le 30 mai dernier. Il était accompagné de Nicolas Baudoin (à gauche), consul général de France à Vancouver, et d’Erik Hougen (à droite), consul honoraire à Whitehorse.
PHOTO : GWENDOLINE LE BOMIN
Michel Miraillet, l’ambassadeur de France au Canada, s’est rendu pour la première fois au territoire le 30 mai dernier. Sa visite a été l’occasion, entre autres, de rencontrer plusieurs membres de l’Association franco-yukonnaise (AFY). Il était accompagné de Nicolas Baudouin, consul général de France à Vancouver.

Lors de sa visite, Michel Miraillet a également rencontré Adeline Webber, commissaire du Yukon, et Ranj Pillai, premier ministre du Yukon, avec lequel il a discuté notamment des minéraux critiques et des petits réacteurs modulaires (PRM). Il a fait aussi la rencontre de John Streicker, ministre responsable de la Direction des services en français.

La visite de l’ambassadeur a été l’occasion de remettre la médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mérite à Erik Hougen, consul honoraire à Whitehorse. Ce dernier est responsable de maintenir tout au long de l’année le lien entre la France, le Yukon et les ressortissant·e·s français·e·s. Cette récompense vise à reconnaître le soutien d’Erik Hougen à la communauté française locale et aux liens entre la France et le Canada, et ce de façon bénévole, depuis 24 ans.

La région du Consulat général de France à Vancouver couvre la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

Le français au Yukon

Nommé ambassadeur en 2022, Michel Miraillet s’est dit à la fois surpris et enthousiaste de constater la présence de francophones dans cette partie du pays.

« Quand on arrive, on voit qu’il y a une réalité francophone. Pour moi, ce qui est important, c’est de dire à Paris que dans ce coin du bout du monde, il y a une vitalité francophone et une vitalité française avec des gens qui sont venus là et qui se sentent bien. Je n’ai pas vu de grincheux et, pourtant, c’est ce qu’on exporte le mieux. Il doit alors y avoir une recette », ajoute-t-il sur une pointe d’humour.

L’ambassadeur souhaite apporter un soutien à la communauté française et connaître ses besoins. Il a assuré que des actions seront menées sous peu pour permettre aux personnes françaises d’échanger simplement leurs permis de conduire, comme c’est le cas pour les personnes d’origine allemande. « Ça se règle au niveau gouvernemental par un accord qui ne sera sans doute pas difficile à négocier », d’après lui.

Lors de sa visite à Whitehorse, il a été question d’aborder le sujet des technologies susceptibles de fournir une énergie propre, sûre et abordable. « Il y a une réalité économique qui est le potentiel minier de ce pays. Même si la France n’a pas d’entreprises minières très développées, on a surtout des entreprises qui sont intéressées par la mine verte, sur comment décarboner l’exploitation minière, comment reconstruire ». Selon l’ambassadeur, le Yukon « a besoin [de cela] pour l’exploitation des mines. Si vous voulez le faire de façon verte, décarbonée, il faut le faire à l’électricité et pas au diesel. »

L’ambassadeur souhaite également connaître les besoins en matière d’éducation. « On s’intéresse beaucoup à la qualité des programmes d’immersion […] Je pense que je vais faire venir mon attaché d’éducation à l’ambassade pour avoir des rapports, sentir s’il y a des besoins, est-ce qu’il y a de la place pour envoyer un assistant de langue ou autre chose. »

Michel Miraillet s’est dit aussi intéressé à la création d’un possible lien entre l’AFY et les Alliances françaises d’Edmonton, de Calgary et de Vancouver. Il a cependant aussi reconnu que le besoin n’était pas forcément présent, compte tenu « de la vitalité actuelle de la communauté ». Isabelle Salesse, directrice de l’AFY, a rappelé que l’AFY représente l’ensemble des personnes d’expression française au Yukon. Les Alliances françaises ont trois principales missions : proposer des cours de français à tous les publics, mieux faire connaître la culture française et les cultures francophones et favoriser la diversité culturelle en mettant en valeur toutes les cultures. De plus, « le bassin du Yukon est clairement trop petit pour avoir une Alliance qui ferait essentiellement ce que l’AFY fait déjà (offrir des cours de français, promouvoir la culture de la diversité francophone, offrir la passation du test DELF…) », ajoute la directrice générale.

Visites parallèles

Lors de cette journée, Ranj Pillai a également rencontré David Cohen, l’ambassadeur des États-Unis, et Jim DeHart, le consul général des États-Unis, où les discussions ont porté sur le renforcement de la collaboration du Yukon avec l’Alaska, la reprise des horaires prépandémie au poste frontalier Little Gold Creek, la sécurité dans l’Arctique et le port de Skagway.

Ranj Pillai a aussi rencontré la même journée Sabine Sparwasser, l’ambassadrice d’Allemagne, où il a été question de la gouvernance du Yukon, et de la coopération en matière de ressources, le tourisme, le climat, les sciences environnementales et la recherche.

IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 13 juin, 2024
  • Dernière mise à jour 13 juin, 2024
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article