Collation des grades: le nombre de diplômés en forte hausse à l’UMCE
L’Université de Moncton, campus d’Edmundston, a atteint un sommet qui n’avait pas été égalé depuis sa toute première promotion, en 1953. L’institution a décerné 179 diplômes et certificats lors de sa plus récente collation des grades, le 25 mai. L’an dernier, l’UMCE en avait remis 70.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
L’Université de Moncton, campus d’Edmundston, a atteint un sommet qui n’avait pas été égalé depuis sa toute première promotion, en 1953. L’institution a décerné 179 diplômes et certificats lors de sa plus récente collation des grades, le 25 mai. L’an dernier, l’UMCE en avait remis 70.
Cette année, le nombre de diplômés était si élevé que la cérémonie a dû être organisée au Centre Jean Daigle, plutôt qu’à la traditionnelle Salle Léo-Poulin.
L’augmentation substantielle du nombre d’étudiants internationaux au cours des dernières années explique en grande partie cette situation. Plusieurs d’entre eux, dont une importante cohorte d’étudiants en provenance de l’Algérie, sont montés sur la scène pour recevoir leur parchemin.
Dans son discours de félicitations, le vice-recteur de l’UMCE, Sébastien Deschênes, a fait allusion à cette année record qu’a vécue son campus. À la rentrée de janvier, 743 personnes étaient inscrites à l’un ou l’autre des programmes offerts par le campus d’Edmundston.
«Cette augmentation significative de la population étudiante nous a amenés à revoir notre façon de donner les cours et à composer avec l’émergence de l’intelligence artificielle qui pose des défis intéressants, mais aussi des pièges.»
M. Deschênes a évidemment donné quelques mots d’encouragement aux diplômés en leur disant qu’ils avaient franchi une étape importante de leur vie.
«Pour faire une analogie avec le sport du plongeon, vous avez grimpé jusqu’au sommet de la tour et vous vous êtes élancés. Vous n’êtes plus au bout du tremplin. Vous l’avez quitté en prenant un essor qui vous conduira vers les plus grandes réalisations, les plus beaux défis et de nouvelles expériences.»
Pour la porte-parole des diplômés, Josée Cimon, il s’agit de la fin d’un parcours qu’elle a qualifié d’atypique. Elle a d’ailleurs tenu à souligner la patience de ses parents qui l’ont épaulé pendant ses années d’études.
«Mes parents doivent sûrement se pincer sur leur siège en ce moment à l’idée de me voir enfin diplômée. J’ai tellement changé de programme que j’ai réussi, en huit ans, à faire le tour de presque tous les secteurs d’études du campus.»
«J’ai constaté que chaque programme offre des objectifs à atteindre et des expériences enrichissantes qui nous ont permis de grandir autant professionnellement que personnellement.»
Selon Mme Cimon, le parcours d’un étudiant est parsemé de défis et de sacrifices, que ce soit les nombreuses heures passées à étudier, parfois loin de la maison, ou la recherche d’un équilibre entre les études, le travail et la vie personnelle.
Elle a ajouté que l’augmentation du coût de la vie a aussi représenté un obstacle important pour les étudiants qui ont dû savoir se fixer des budgets et faire des heures de travail supplémentaires.
«Le coût de la vie, de plus en plus élevé, a essayé de nous ralentir, mais nous avons survécu à chaque fin de mois.»
La jeune femme provenant de la Première Nation malécite du Madawaska a également parlé de la diversité de plus en plus présente sur le campus d’Edmundston.
«Nous avons tous eu la chance de rencontrer des gens provenant des quatre coins du monde. Ensemble, nous pouvons dire que la diversité à l’UMCE nous a permis d’apprendre au sujet des différentes cultures et traditions de celles et ceux qui ont eu le courage de voyager des kilomètres pour venir étudier à l’UMCE.»
Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme, croit que c’est à travers ses étudiants que l’institution continuera à parcourir le monde et à s’ancrer dans son territoire qu’il occupe depuis 60 ans.
«J’ai confiance qu’à travers vous, les vies académique, économique et culturelle de nos communautés acadiennes des Maritimes et de la francophonie internationale continueront de grandir et de rayonner pour de nombreuses années.»
Pour sa part, la chancelière de l’Université de Moncton, Louise Imbeault, a inclus, dans son discours, la question du changement de nom de l’institution d’études postsecondaires.
Elle a soutenu que, même si l’université avait décidé de ne pas aller de l’avant avec cette modification, elle demeure résolument acadienne.
«Si cette décision ne fait pas l’unanimité, elle a le mérite d’être claire et de permettre à l’université de se consacrer à l’exécution de son mandat et de son plan stratégique. S’il vous plaît, faites-nous confiance.»
En plus des diplômes habituels, l’UMCE a remis des doctorats honorifiques à l’artiste autochtone du Québec Virginia Pesemapeo Bordeleau (en arts) et à l’ex-sénateur Percy Mockler (sciences politiques).
Dans son discours, M. Mockler a admis qu’il a été touché d’avoir été sélectionné par son Alma Mater.
«Pour avoir été issu d’une famille monoparentale et avoir vécu sur l’aide sociale, je vous avoue que sans les diplômes de mon Université de Moncton, je n’aurais jamais complété ce cheminement politique.»
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Photo : Les diplômés, traversant une haie d'honneur au terme de la collation des grades 2024. - Acadie Nouvelle: Bobby Therrien
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- Date de création 3 juin, 2024
- Dernière mise à jour 3 juin, 2024