La Ville d’Edmundston bloque la construction de logements
Le conseil municipal d’Edmundston a suivi les recommandations de son conseil consultatif en matière d’urbanisme et a décidé de refuser des modifications au zonage qui auraient pu permettre la construction de logements.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
La semaine dernière, à la suite d’une rencontre avec des citoyens opposés à divers projets, le comité en question a refusé de recommander des modifications au zonage pour quatre demandes sur sept.
Celles concernant les secteurs de la rue Lionel-H.-Lajoie (Edmundston-Est) ; de la rue Clavette (Saint-Jacques) ; des rues Zaichick et Gagné (Edmundston-Ouest) ; et de la rue Des Mélèzes (Edmundston-Nord) n’ont pas été acceptées par le comité.
Les trois autres demandes de modification – soit une concernant l’emplacement de l’ancienne caserne des pompiers du secteur Saint-Basile, une autre sur le chemin Saint-François dans le secteur de Verret et une autre sur chemin Rivière-à-la-Truite, à Saint-Jacques, qui consiste en l’ajout d’un logement dans une propriété existante – ont été reçues positivement.
Plusieurs personnes étaient de retour lors de la dernière réunion publique du conseil, qui a eu lieu mardi, afin d’exprimer de nouveau leur désaccord envers la possibilité de modifier des zonages sur certains terrains.
Au terme de tout ce processus, le conseil a finalement décidé de respecter la volonté de citoyens et les recommandations du comité consultatif.
Cela fait en sorte qu’au moins une cinquantaine de logements ne seront pas construits pour le moment. D’autres demandes de changement de zonage avaient aussi comme objectif d’attirer des projets de construction de logements potentiels.
Le maire d’Edmundston, Eric Marquis, a reconnu que la situation n’est pas facile, surtout dans le contexte de la pénurie de logements.
«Quand on est face à une situation où l’on veut amener quelque chose de différent, on rencontre parfois de l’opposition. On a entendu les commentaires ce soir (…) Il faudra peut-être trouver une façon de vendre les projets d’une différente façon. C’est le travail que le conseil municipal aura à faire.»
Une partie du travail sera d’ailleurs de rencontrer les promoteurs ayant essuyé un refus afin de leur exposer les autres possibilités.
Cependant, même si le zonage n’a pu être modifié sur certains terrains, cela ne signifie pas, selon lui, qu’il ne pourrait pas y avoir de construction.
«(Dans le cas de la rue Zaichik) on a compris que les gens ne voulaient pas avoir quelque chose de plus gros, mais il y a quand même du logement qui peut se faire là.»
Quoi qu’il en soit, M. Marquis rappelle que la Municipalité n’est qu’au début de son processus de développement résidentiel, tout en ajoutant qu’elle n’a pas eu à se lancer dans un travail de la sorte depuis plusieurs années déjà.
«On veut faire quelque chose qui va bien cadrer, mais aussi quelque chose qui va faire en sorte que l’on atteigne les objectifs que l’on avait à travers notre étude sur le logement remis l’année dernière.»
Parallèlement à cette situation, le maire d’Edmundston a mentionné que la Ville travaille sur le programme d’accélérateur de logements financé par le gouvernement fédéral.
«Il y a une rencontre qui a été faite avec beaucoup d’entrepreneurs de la région. Il va y avoir une présentation publique qui aura lieu à la fin juin. Ce travail va continuer à avancer et on souhaite que des projets se développent.»
La Municipalité a aussi confirmé que 10 de ses terrains seront disponibles pour des projets en lien avec le programme de construction de logements.
Jean LeBlond, propriétaire d’un terrain qui devait être vendu pour accueillir un projet de construction de logement, croit toutefois qu’en raison de la situation géographique d’Edmundston, le champ d’action demeure très restreint pour le développement de projets de la sorte.
Il estime également que bien des sites proposés par le Municipalité pourraient poser problème, que ce soit en raison de la nature du site ou de l’opposition future de citoyens.
«On est entouré de montagnes, de rivières, des États-Unis et du Québec de l’autre côté (…) On parle de 2500 logements dans les prochains 20 ans, mais je me pose la question, où va-t-on les mettre? Il va falloir trouver des places parce que je ne pense pas qu’il y ait assez de terrains pour 2500 unités.»
Sachant que l’un des besoins identifiés dans l’étude sur le logement est de plus de 1000 logements d’ici 2025, le maire Marquis croit qu’il faudra «penser en dehors de la boîte».
«On a des terrains qui ont été ciblés, c’est une première étape. Il ne faut pas penser que l’on va construire 1000 logements d’ici trois ans, mais c’est une première opportunité que l’on a. Au fur et à mesure que l’on va avancer et qu’il y aura d’autres programmes, on pourra regarder d’autres options.»
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Photo : Plusieurs personnes ont assisté à la dernière réunion publique du conseil municipal d'Edmundston qui devait décider s'il acceptait des demandes de modification de zonage sur des terrains pouvant potentiellement accueillir de nouveaux logements - Acadie Nouvelle : Bobby Therrien
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- Date de création 27 mai, 2024
- Dernière mise à jour 27 mai, 2024