L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario à la défense de Francis Drouin

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) s’est portée à la défense du député franco-ontarien Francis Drouin dans une lettre envoyée au comité des langues officielles, mardi.

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Émilie Gougeon-Pelletier

IJL – Réseau.Presse – Le Droit

«Depuis que M. Drouin a été élu, il a été un député disponible, à l’écoute et ayant œuvré pour le bien de la francophonie», a écrit le président de l’AFO, Fabien Hébert, dans une lettre envoyée mardi au président du comité permanent des langues officielles, René Arseneault. Fabien Hébert y rappelle le rôle qu’a joué le député de Glengarry-Prescott-Russell dans divers dossiers liés à la francophonie, y compris l’obtention de l’Université de l’Ontario français (UOF) et la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Francis Drouin assume aussi «très bien ses fonctions à la présidence de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie», estime M. Hébert.

Drouin, député de la seule circonscription majoritairement francophone de l’Ontario est dans l’embarras depuis le 6 mai dernier, lorsqu’il a traité de «pleins de marde» et d’«extrémistes» deux témoins qui militent pour la protection du français au Québec.

Ceux-ci avaient été invités au comité permanent des langues officielles pour commenter une étude sur le financement des collèges et universités anglophones au Québec et francophones au Canada.

S’appuyant sur des données de Statistique Canada, ces deux témoins avaient affirmé que quand un francophone ou un allophone fréquente une institution postsecondaire anglophone au Québec, la probabilité qu’il mène ensuite sa vie en anglais augmente.

Francis Drouin, qui a présenté ses excuses jeudi pour ne pas avoir offert «un environnement respectueux» aux témoins, fait maintenant face à des appels à sa démission de ses postes de présidence au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Francis Drouin, député de Glengarry-Prescott-Russell (Archives Le Droit)

Ses propos, qu’il a retirés immédiatement après les avoir prononcés, lui ont valu des critiques de la part de tous les partis politiques à la Chambre des communes, et même du sien.

Passer à autre chose

L’AFO demande par ailleurs aux parlementaires de se concentrer sur autre chose que le sort du député Drouin.

«Les sujets ne manquent pas», a écrit le président de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens.

Le financement postsecondaire est parmi les enjeux qu’il espère voir débattre plutôt que la bévue de Francis Drouin.

En défendant le député libéral de l’Est ontarien, Fabien Hébert a tout de même écorché le gouvernement Trudeau dans sa missive, en rappelant qu’il «attend toujours l’investissement promis sur le perron de l’Université de Sudbury en 2021 pour hausser et pérenniser le Fonds complémentaire en éducation postsecondaire».

Il invite aussi les élus de la Chambre des communes à s’intéresser au sous-financement des organismes franco-ontariens, «les seuls au pays à ne pas être en mesure de se payer une direction générale à temps plein», dit-il.

«C’est en discutant de ces sujets [sic] qu’on fera réellement avancer la francophonie et les langues officielles», conclut le président de l’AFO.

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  • Francis Drouin, député de Glengarry-Prescott-Russell (Archives Le Droit)
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  • Date de création 16 mai, 2024
  • Dernière mise à jour 16 mai, 2024
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