UCFO: une année charnière
L’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) n’a pas chômé depuis un an.
Jean-Marc Dufresne
IJL – Réseau.Presse – Agricom
L’organisme s’est doté d’une nouvelle directrice pour combler un poste vacant pendant quelques mois; il a recruté une nouvelle rédactrice en chef, un journaliste et une infographiste pour Agricom; il a maintenu le rythme dans le dossier de la relève agricole, du leadership féminin en agriculture et il a même été approché par le ministère de l’Éducation pour élaborer des ressources pédagogiques en marge du nouveau programme des sciences et technologies de l’Ontario (de la première à la huitième année).
C’est l’essentiel des éléments qui ressortent du rapport annuel de l’organisme, et présenté à ses membres lors de l’assemblée générale annuelle tenue le 28 mars dernier dans le décor d’AgriCité, au Collège La Cité d’Ottawa. Si l’automne dernier a été marqué par la mise en faillite de la Ferme d’éducation et de recherche du Campus d’Alfred (FERCA), l’UCFO n’a en revanche pas manqué d’exprimer son désaccord face au projet de loi 97, qui prévoyait l'affaiblissement de la protection des territoires agricoles en faveur du développement immobilier.
Femmes aux commandes
« Nous avons choisi de nous associer à Agricultrices du Québec dans le cadre du programme Dimension E pour le codéveloppement professionnel et la mise en place de mentorat pour les agricultrices canadiennes », souligne la présidente du CA de l’UCFO, Renée-Claude Goulet. « Notre programme AgriMentor sert à aider les nouvelles entrepreneures à s’établir en les jumelant à d’autres femmes déjà rendues à un stade plus avancé de leur carrière. Jusqu’à présent, le programme a beaucoup de succès! »
Les jeunes ne sont pas en reste. Dans sa présentation aux membres, la directrice générale de l’UCFO, Roxanne Lormand, a vanté le nouveau partenariat avec le ministère de l’Éducation de l’Ontario: « C’est un projet d’élaboration des ressources pédagogiques sur la littératie alimentaire qui viendra bientôt se conclure. Il permettra à l’UCFO de consolider sa présence en éducation, particulièrement auprès des élèves des écoles primaires francophones de l’Ontario », se réjouit-elle.
L’avenir
L’un des constats de l’UCFO est l’érosion de l’implication des agriculteurs dans des associations, possiblement attribuable au désintéressement de la relève d’une part et au vieillissement de la population d’autre part. Le recrutement des membres reste un défi, à l’heure où plusieurs fermiers francophones prennent leur retraite et que des fermes familiales passent parfois aux mains de grandes entreprises.
L’organisme compte renforcer les services aux membres et espère pouvoir séduire les éleveurs et agriculteurs du nord et du sud en particulier, afin d’améliorer sa représentativité au niveau provincial. Présentement, 58% de ses membres sont des entreprises agricoles, 38% sont des membres réguliers, 18% sont retraités et 2% seulement proviennent de la relève. L’UCFO compte travailler de concert avec ses partenaires pour mieux informer les agriculteurs des avantages de s’engager dans leur mouvement.
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Légende photo : La présidente du CA Renée-Claude Goulet et la directrice générale de l'UCFO, Roxanne Lormand.
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- Date de création 3 avril, 2024
- Dernière mise à jour 20 novembre, 2024