Mission bonification: plan stratégique du CSFP
Le Conseil scolaire francophone provincial a dévoilé son plan stratégique pour les années 2023-2026 le 15 décembre dernier. Voici les grandes lignes.
Cody Broderick
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur - ATL
«Comme on peut le voir, nos objectifs sont ambitieux», peut-on lire sur les pages d’ouverture du nouveau plan stratégique du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP). «Nous voulons que le CSFP soit un organisme qui offre la plus haute qualité d’enseignement à nos élèves, ainsi qu’un environnement de travail qui rencontre les attentes les plus élevées de nos employé.e.s, et qui reflète les valeurs de la communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador.»
Une grande mission pour les trois prochaines années scolaires, dont celle en cours.
Quels sont les axes de ce plan stratégique? Et comment savoir si les buts seront atteints au cours des prochaines années? Quelles sont les évolutions depuis le dernier plan stratégique? Le CSFP n’a pas répondu aux demandes d’interview du Gaboteur, mais voici les analyses de votre journal de langue française.
Les quatres piliers
Pour garantir la réussite des élèves de la minorité francophone (axe 1), en plus d’offrir un accès amélioré aux activités culturelles, linguistiques et artistiques ou de renforcer les mesures de soutien et d'évaluation des résultats en matière de littératie et de numératie, le CSFP met l’accent sur la mise en œuvre de méthodes d’enseignement précises, comme l'enseignement et à l'apprentissage réactif et la conception universelle de l'apprentissage. Le plan stratégique souligne également la maîtrise de l'utilisation des outils numériques et de la capacité d'évaluer de manière critique les informations numériques.
Le CSFP assurera le bien-être des élèves et du personnel (axe 2) en mettant en œuvre des initiatives élaborées par un comité de bien-être en garantissant que les écoles offrent un environnement sûr et bienveillant.
Le plan stratégique indique également que le CSFP offrira du développement amélioré des aptitudes et des compétences en matière d’apprentissage socio-émotionnel ainsi que des possibilités d’apprentissage professionnel et de partage des meilleures pratiques pour le personnel.
L’infrastructure moderne, qui figurait dans les indicateurs de cet axe dans le dernier plan stratégique, ne figure pas dans le nouveau plan stratégique, mais le conseil d’administration y assure que l’équipe travaille «à améliorer [les] écoles existantes, à créer de nouvelles écoles, là où la demande est suffisante, à intégrer des classes de prématernelle dans toutes [les] écoles, et à encourager le développement de programmes [de] maternelle partout dans la province – parmi beaucoup d’autres activités.»
Dans le procès-verbal le plus récent de ses réunions régulières, celle du 3 novembre dernier, la direction adjointe du CSFP, Peter Smith, explique que le gouvernement provincial «veut déployer un architecte pour Transport et infrastructures» pour aménager les salles de classe en vue du programme de prématernelle. Il espère que le CSFP sera prêt à ouvrir ce programme pour la rentrée 2024, mais ajoute que le CSFP «n’est pas capable de dire si ça pourra se faire pour cette date.»
«On n’a pas eu de feedback pour l’École l’ENVOL qui n’est pas sous [Centre de la Petite Enfance et Famille]», ajoute-t-il.
Le CSFP mesurera la croissance, sensibilisation et engagement communautaire (axe 3) en promouvant le conseil scolaire à l’échelle régionale, provinciale et nationale; en augmentant les projets qui mettent en lien les écoles, familles et communautés; et en intensifiant les initiatives de recrutement des élèves et du personnel.
Dans le procès-verbal de la réunion régulière du 3 novembre, le CSFP note que certains parents de la péninsule de Port-au-Port ont accusé «une négligence du CSFP» à l’égard des postes vacants.
Sur son site Web au moment de la rédaction de ces lignes, il y a 2 postes d’enseignants non comblés à l’école Sainte-Anne de La Grand’Terre et à l’école Boréal de Happy Valley-Goose Bay. À Labrador City, l’école ENVOL cherche à recruter deux enseignants remplaçants.
Verront-ils plus d’initiatives communautaires au cours des prochaines années? Déjà, le CSFP a résolu pendant sa réunion régulière d’utiliser son surplus financier de 125 000$ de l’année dernière «dans des projets qui bénéficient aux élèves et pour soutenir les logements et voitures des enseignant.e.s à Boréale.» La directrice générale de l’Éducation, Selena Mell, a également assuré pendant l’assemblée générale annuelle du CSFP de novembre dernier qu’en attendant du personnel permanent, le CSFP offre des postes «volants», ou temporaires.
Une nouveauté pour ce pilier: «Accroître les partenariats pour élargir l’apprentissage et de possibilités culturelles avec les peuples autochtones de la province.»
La gouvernance du conseil d’administration (axe 4) est le dernier pilier de ce plan stratégique. Comment indiquer le succès de cet axe? À travers les révisions des politiques et lignes directrices du CSFP ainsi qu’une mise à jour des procédures de réunion du conseil d’administration. Le CSFP continuera d’offrir une formation annuelle pour son conseil d’administration et compte mettre en œuvre des mesures visant à renforcer l’engagement des différentes parties prenantes.
Pour réaliser cette grande mission, le conseil d’administration explique dans son plan stratégique que le CSFP travaille «à bonifier le budget dédié à l’éducation en français-langue-première.»
Lors de son assemblée générale annuelle, le CSFP a expliqué que le modèle actuel de financement de l'éducation francophone dans la province pourrait possiblement leur poser un défi, notamment quant aux subventions provenant du Programme de langues officielles en éducation (PLOÉ). Lors de son assemblée générale annuelle, tenue sur la péninsule de Port-au-Port, son président Michael Clair a expliqué qu’un de ses projets à long terme, mené en collaboration avec la Fédération des Francophones de Terre-Neuve et du Labrador, vise à mieux comprendre combien la province reçoit au total pour les PLOÉs et combien d’argent est réellement distribué. Les organismes aimeraient également savoir comment cet argent est divisé entre les écoles francophones d’un côté et d’autres programmes, comme l’immersion, de l’autre.
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Photo: Plan stratégique 2023-2026
Photo: Capture d'écran
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- Date de création 23 février, 2024
- Dernière mise à jour 23 février, 2024