À la découverte du Club Français de Dalhousie

Les étudiants de l’Université Dalhousie souhaitant apprendre ou pratiquer le français de manière régulière peuvent compter sur le club de la Dalhousie French Society, où la langue rayonne sur le campus. 

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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Le club a fait peau neuve après la pandémie. Cette dernière a entraîné une baisse du nombre de membres, mais a aussi donné un nouvel élan au club.

Une trentaine de membres font partie du Club Français cette année. Jusqu’à maintenant, plusieurs activités ont eu lieu, souvent en partenariat avec des organismes comme l’Alliance française.

Chacun des membres est à un niveau de langue différent. Le club est un espace sûr pour converser, sans jugement, que l’on soit débutant ou français langue première. « Nous sommes vraiment inclusifs », commente Roza Dunne, vice-présidente de la Société.

Tous les participants ont des objectifs personnels, qui correspondent à leurs parcours professionnel et personnel.

Conserver son bilinguisme

Originaire d’Ottawa, Roza Dunne a grandi avec le français autour d’elle. Quand elle est arrivée à Halifax, elle s’est retrouvée sans amis avec qui parler français. « Je voulais pas perdre la langue », explique-t-elle.

Arrivée en Nouvelle-Écosse, Dunne a remarqué que, dans les cours de français, le niveau de langue des apprenants était inférieur au sien, simplement parce que, selon elle, la langue n’est pas aussi accessible dans ce coin de pays. « Ils n’entendent pas toujours le français comme à Ottawa. »

Lorsqu’elle sera de retour en Ontario, après ses études en sciences politiques, son objectif est de travailler dans la fonction publique.

Il est donc important pour elle et les autres dans son domaine d’études de connaître les deux langues officielles et de pouvoir les pratiquer, peu importe le contexte linguistique.

Saisir l’occasion

De bouche à oreille, Hannah Brown, responsable des médias sociaux du Club, a appris qu’il y avait une société française sur le campus. Elle a voulu se joindre pour diverses raisons. Elle veut par exemple plus d’expérience qu’elle peut ajouter à son curriculum vitae.

Elle fait remarquer que la Dalhousie French Society est une société qui met l’accent sur l’ouverture à la francophonie, tandis que les autres sociétés sont davantage culturelles. En effet, la majorité du Club Français n'est pas composée de personnes originaires de la France ou du Québec.

Participer au club, c’est un moyen d’améliorer son français, dit-elle, dans un environnement où l’anglais est la norme. « Il n’y a pas [tant] d’opportunités en Halifax de parler le français. C’est juste un peu difficile de pratiquer, si tu n'es pas en Québec ou une partie francophone du Nouveau-Brunswick. »

Brown est d’avis que tout le monde doit avoir au moins la chance d’étudier et apprendre une autre langue, en dehors d’un cadre académique, qui peut être intimidant pour certains, au premier regard.

Partager cet amour 

Marcus Puddu, président de la Société, adore les langues. Il en parle trois : l’italien, le français et l’anglais. Il est tombé amoureux du français, qu’il étudie actuellement à l’Université Dalhousie.

C’est lors d’une activité de poésie à son école, organisée par le Club Français, que Puddu a découvert la Société. Depuis lors, il est bien impliqué au sein du club.

À titre de président, il veut « partager notre amour de la langue, de la culture, et puis [de montrer] qu’il existe une grande communauté française ici, à Halifax ». Selon lui, la valorisation des langues, c’est de s’ouvrir aux autres manières de voir le monde.

Il remarque que peu de gens dans son entourage sont conscients de cette présence. « Mais j’entendais toujours le français dans le bus, dans le marché », raconte-t-il.

Il existe encore une certaine méfiance vis-à-vis le français au sein de la culture anglaise, souligne le président. De son point de vue, il se sent comme s’il y a une division ou une frontière entre les deux.

Les membres du Club Français agissent donc à titre d’ambassadeurs, pour faire comprendre que la langue est accessible.

Le nouvel objectif à Puddu est d’aller chercher des partenariats et des bourses pour stabiliser la postérité de la Société et pour encourager plus de gens sur le campus à participer.

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  • Date de création 19 février, 2024
  • Dernière mise à jour 19 février, 2024
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