Deux jeunes sportives engagées dans leur communauté

Quand le sport devient une source de motivation sociale, non seulement pour soi, mais aussi pour les autres, on peut atteindre des sommets sur le terrain de la solidarité. C’est en plein ce que vivent Valérie et Sophie LeVasseur.  

_______________________

André Magny

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

«Tout le monde devrait avoir la chance de faire du sport. C’est important d’avoir l’égalité dans le sport.» Celle qui parle ainsi n’est pas ministre dans un quelconque gouvernement. Mais elle sait de quoi elle parle. Jeune étudiante à l’Université d’Ottawa en science de la santé, c’est aussi une passionnée de baseball. Seule fille à s’aligner au sein de l’équipe provinciale de baseball de l’Ontario, Sophie LeVasseur ne pense pas seulement à sa balle courbe lorsqu’elle est sur le monticule. Elle imagine aussi son sport accessible à tous.

C’est pourquoi elle a réussi à contacter l’Association des Sourds du Canada et à démarrer au sein de Blue Jays Care un programme destiné à offrir une nouvelle technologie aux jeunes joueurs de baseball malentendants d’Orléans. Sophie LeVasseur explique que la technologie mise au point par la société Phonak est constituée de haut-parleurs installés autour du terrain de baseball et reliés à un système de télécommunication entre l’entraîneur et le joueur malentendant sur le terrain. Ce dernier peut ainsi entendre à travers son implant cochléaire les directives de son coach, sans que les autres joueurs en soient gênés.

Mike Abram, le président de l’organisme la Ligue Miracle d’Ottawa, avoue que l’équipement technique d’une valeur de 10 000 $ fourni par l’Association des Sourds du Canada pour être utilisé sur le terrain adapté du parc Notre-Dame-des-Champs n’a pas encore été pleinement testé. «Cependant, poursuit M. Abram, une fois que ce sera fait, peut-être pourrons-nous l’utiliser afin de débuter un programme de baseball destiné particulièrement aux joueurs malentendants.» Trois autres terrains adaptés existent aussi à Ottawa.

Mais Sophie LeVasseur n’est pas toute seule dans son aventure. Elle est aussi motivée par sa plus jeune sœur Valérie, élève à l’École secondaire publique Louis-Riel. «Ma sœur adore aider et voir les gens heureux autour d’elle.» Mais contrairement à Sophie, Valérie, c’est au hockey qu’elle excelle. Selon elle, la même technologie pourrait s’appliquer dans un aréna. «Une demande a été faite à Canadian Tire», précise Valérie. «Plus particulièrement à travers la Fondation Bon Départ», ajoute son papa, Gilles LeVasseur, professeur à l’Université d’Ottawa et bien connu dans la défense des droits des Franco-Ontariens. Si la patinoire d’Orléans en vient à être équipée par la technologie de Phonak, rien n’empêchera par la suite les amateurs de ringuette ou de patinage artistique souffrant de problèmes auditifs de pleinement profiter de leur sport eux aussi.

En ces temps où on pense que les jeunes sont essentiellement rivés à leur écran, l’engagement de Valérie et de Sophie auprès de leurs camarades orléanais est exemplaire. Par courriel, Mike Abram y va d’ailleurs d’un brillant éloge à l’égard des sœurs LeVasseur : «Je salue le désir de Sophie et Valérie de redonner à leur communauté et leurs efforts à recueillir ainsi des dons pour les causes qui leur tiennent à cœur. C’est réconfortant de voir ainsi de jeunes Canadiennes se surpasser au profit de ceux qui sont moins fortunés.»

-30-

 

Photo

Titre : Valérie et Sophie LeVasseur

Légende : Valérie (à gauche) et Sophie LeVasseur (à droite) lors du lancement de la technologie permettant aux jeunes joueurs de baseball malentendants permettant d’entendre leurs entraîneurs.

Photo de courtoisie

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 8 janvier, 2024
  • Dernière mise à jour 8 janvier, 2024
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article